🚀 Financement de l'innovation dilutif et non dilutif : éclairage

Dernière mise à jour : 11 nov. 2021

La recherche de financement pour développer la startup ou l'entreprise est un rôle essentiel qui incombe au dirigeant (CEO) ou au responsable administratif et financier (RAF/DAF/CFO). La France est un pays où les possibilités de financements sont très variés : organismes étatiques de financement direct (BPI, ADEME, etc.), dispositifs fiscaux (CIR/CII, JEI, IP Box) et richesses du réseau des investisseurs privés (business angels, VC). Il n'est pas toujours évident de s'y retrouver : nous expliquerons quelles sont les grandes typologies de financements, et essaierons de donner quelques repères sur le moment dans la vie de l'entreprise où ces financements peuvent être mobilisés.



Quelques définitions et repères

Pour commencer, petit rappel concernant les 2 grandes typologies de financement existants aujourd’hui :

  • Les financements dilutifs : ils correspondent à de l’argent ou équivalent argent investi par un tiers dans le but d'entrer au capital de l’entreprise. Ainsi cette opération va diluer l’actionnariat et diviser le contrôle de l’entreprise entre plusieurs actionnaires ou associés.

  • Les financement non dilutifs : ils sont des financements qui permettent aux entrepreneurs de garder l’actionnariat intacte, sans avoir à vendre d’actions, ni rémunérer à terme les investisseurs. Ils peuvent être remboursables ou pas (comme les dons ou les subventions).


Ces financements sont de plusieurs types, tous sont liquides mais ils n’interviennent pas toujours en apports d’argent directement. Ils peuvent aussi prendre la forme de crédits, de baisses de charges, de dettes annulées, etc.

Le tableau ci-dessous décrit les principaux types de financements dilutifs et non dilutifs auxquels un entrepreneur pourra être confronté.

Exemples de financements dilutifs et non dilutifs (1/2)
Exemples de financements dilutifs et non dilutifs 2/2

Le type de financement vers lequel l'entrepreneur doit s’orienter va dépendre de plusieurs facteurs. Il est dès lors nécessaire de se poser les bonnes questions sur :

  • Le secteur / le produit vendu par l’entreprise ;

  • Le type de besoins de financement : certaines entreprises cherchent à financer du BFR (Besoin en Fonds de Roulement), d’autres de l’investissement matériel, le lancement d’un nouveau produit, des dépenses de R&D voire même le rachat d’un concurrent ;

  • La maturité de la startup (ou scale-up) : early stage, amorçage, décollage, croissance, etc.


Ce dernier point est particulièrement important. En effet, les financeurs / investisseurs ne poseront pas le même regard sur la société, n'auront pas les mêmes attentes en fonction de sa phase de développement. Certains, ayant une plus grande aversion au risque, suivront l’entreprise dès le début ; d’autres souhaiteront avoir a minima une validation concrète commerciale (early adopters conquis, premier CA) pour débloquer des fonds.


Je cherche à financer ma startup : à quoi ai-je droit ?

De manière générale, le problème des financements réside à la fois dans le montant à lever (rarement en adéquation avec ce que les financeurs sont prêts à mettre), dans la multitude des leviers à disposition des entreprises, et dans la difficulté de leur mise en œuvre. Or, certains schémas sont très clairement à privilégier pour ne pas faire d’erreur qui pourraient être regrettées ultérieurement. Les tableaux ci-dessous permettent d'y voir un peu plus clair sur ces schémas qui fonctionnent.



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